
Table des matières
- 🧠 Pourquoi presque toute douleur commence dans le cerveau
- 🔁 Le « doom loop » : la boucle qui alimente douleur et souffrance
- 🧭 Trois voies cérébrales de la douleur et le rôle du cortex préfrontal
- 🧪 Images cérébrales : voir pour mieux traiter
- 🧰 Stratégies pratiques pour reprogrammer le cerveau
- 📚 Exercices concrets : journal et nommer l’esprit
- 🍽️ Ce que vous mettez dans votre corps affecte le cerveau
- ✨ Gratitude, prière et sens : médicaments naturels pour le cerveau
- 🧩 Whole Four : le cadre pour une santé vraie et durable
- 🔬 Pourquoi je scanne les cerveaux : personnaliser et cibler
- 🧒 Ce que nous faisons aux jeunes change les générations
- 🛠️ Interventions thérapeutiques puissantes mais respectueuses
- 📈 Mesures pratiques à mettre en place dès aujourd’hui
- 📣 Citations que je garde en tête
- ❓ FAQ
- 🔚 Mot de la fin
🧠 Pourquoi presque toute douleur commence dans le cerveau
Chaque pensée que vous avez impacte chaque cellule de votre corps. Cette phrase n’est pas une métaphore spirituelle pour moi. C’est une observation clinique et scientifique. J’explique souvent que la douleur physique et la souffrance émotionnelle empruntent les mêmes circuits cérébraux. Quand on répare et optimise le cerveau, beaucoup de douleurs corporelles diminuent sans chirurgie.
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J’estime qu’environ 70 % des douleurs chroniques sont liées au cerveau. Cela ne veut pas dire que la colonne vertébrale, les articulations ou le système nerveux périphérique sont irréels. Cela veut dire que le cerveau module, amplifie ou atténue la perception de la douleur. Des médicaments conçus pour traiter la dépression, comme la duloxétine, fonctionnent aussi pour la douleur chronique parce qu’ils agissent sur les mêmes réseaux cérébraux.
Un fait que j’aime citer : chez des personnes âgées sans douleur, 80 % ont des anomalies à l’IRM du dos, 70 % au niveau des articulations, et 60 % au niveau du cou. L’apparence d’un disque écrasé ou d’une arthrose sur une image n’est pas forcément la cause de votre douleur. Le cerveau décide si cette lésion déclenche la souffrance.
🔁 Le « doom loop » : la boucle qui alimente douleur et souffrance
J’appelle cela la boucle infernale. Vous avez une douleur initiale. Elle active la voie du ressenti dans le cerveau, qui alimente ensuite la voie de la souffrance. La souffrance déclenche une invasion de pensées automatiques négatives — que j’appelle des « fourmis » — puis de la tension nerveuse. Cette tension augmente la douleur et pousse parfois vers des habitudes nocives : alcool, malbouffe, cannabis, opioïdes. Et la boucle recommence.

Comprendre le mécanisme est libérateur. Quand on identifie la boucle, on peut intervenir à différents niveaux : calmer la voie du ressenti, interrompre les pensées automatiques, réduire la tension corporelle et remplacer les habitudes nocives par des stratégies réparatrices.
🧭 Trois voies cérébrales de la douleur et le rôle du cortex préfrontal
Le cerveau possède trois voies clés reliées à la douleur : la voie du ressenti, la voie de la souffrance et la voie de l’apaisement. Le cortex préfrontal agit comme le centre exécutif qui peut apaiser ou exacerber ces voies. Lorsque l’activité de ce cortex est diminuée — par la négativité chronique, un traumatisme, des commotions ou une inflammation — il devient plus difficile d’éteindre les signaux de douleur.
Dans une étude d’imagerie que j’ai publiée, j’ai observé que la négativité est associée à une baisse d’activité du cortex préfrontal. Ça veut dire moins de contrôle sur les impulsions, moins de planification, moins d’inhibition de la peur et de la douleur. En entraînant la région préfrontale, on augmente la capacité à se calmer.
🧪 Images cérébrales : voir pour mieux traiter
J’utilise des études d’imagerie fonctionnelle (SPECT) pour observer le flux sanguin et l’activité cérébrale. Un « cerveau sain » est plein, équilibré, et symétrique dans son fonctionnement. Les scans me permettent de personnaliser les traitements — au lieu d’une prescription générique basée uniquement sur des symptômes.

Imaginez que vous avez mal à la poitrine : vous n’iriez pas recevoir le même traitement quel que soit l’origine (angine, reflux, pneumonie). Pourquoi traiter la dépression comme si chaque cas était identique ? Les symptômes identiques peuvent venir de cerveaux très différents. Une imagerie ciblée ouvre la porte à des traitements adaptés.
🧰 Stratégies pratiques pour reprogrammer le cerveau
Voici des outils que j’enseigne et que j’utilise avec mes patients. Ils sont concrets, accessibles et souvent sous-estimés.
- Journal de liberté émotionnelle : une page pour chaque tranche de cinq ans de votre vie. À gauche, notez les choses formidables. À droite, notez les événements traumatiques ou difficiles. Cela aide à localiser où la rage, la honte ou la culpabilité ont été réprimées.
- Donner un nom à votre esprit : créer une distance psychologique entre vous et vos pensées. Par exemple, je nommais mon esprit d’adolescent d’après mon raton laveur : c’était trouble-fête et bruyant. Dire « mon esprit dit… » permet de ne pas s’identifier à chaque pensée.
- Identifier les « espèces de fourmis » : écrivez la pensée qui vous dérange et étiquetez-la (tout ou rien, lecture d’esprit, prédiction négative, blâme, étiquetage). Ensuite, ripostez avec une pensée plus réaliste.
- Technique de retournement : prendre la pensée centrale (par exemple « Je ne suis pas assez ») et la retourner en « Je suis assez » puis méditer sur des preuves concrètes de cela.
- Travail sur la rage : des thérapies comme ISTDP (psychothérapie dynamique intensive à court terme) ou EMDR aident à exprimer et traiter la colère réprimée sans nuire aux autres.
- Respiration diaphragmatique et biofeedback : apprendre à contrôler la respiration, la température des mains et la variabilité de la fréquence cardiaque réduit la réactivité du système nerveux.
📚 Exercices concrets : journal et nommer l’esprit
La technique du journal demande une page par tranche de cinq ans, un trait au milieu, et l’honnêteté. C’est une façon structurée d’identifier où la rage ou la culpabilité ont été coincées. Une fois identifiées, ces émotions peuvent être traitées avec la thérapie appropriée.

Donner un nom à votre esprit fonctionne parce que cela active la partie préfrontale qui peut observer et réguler. Quand vous vous dites « la voix du stress dit… » vous activez l’auto-observation, et l’émotion décroît.
🍽️ Ce que vous mettez dans votre corps affecte le cerveau
Le cerveau n’est pas isolé. Le microbiome intestinal, l’inflammation, les substances et les toxines modulent la façon dont le cerveau fonctionne. Voici des points clés :
- Alcool : ce n’est pas un aliment santé. C’est un désinfectant. Les consommateurs réguliers présentent des cerveaux qui semblent plus âgés. L’alcool altère le microbiome et augmente l’inflammation.
- Édulcorants artificiels (aspartame, sucralose) : des études animales montrent des effets anxiogènes et des modifications épigénétiques pouvant toucher même les générations suivantes. L’aspartame est présent dans des milliers de produits.
- Marijuana : pour certains, elle semble temporairement utile pour la douleur ou la créativité. Mais des études d’imagerie montrent une diminution d’activité dans de larges régions cérébrales chez des usagers réguliers et des effets négatifs sur les zones d’apprentissage et de mémoire chez les jeunes.

Je n’interdis pas la recherche et l’expérimentation, mais je privilégie une vision à long terme : est-ce que ce qui procure du soulagement maintenant vous permettra d’être sain et performant dans dix ans ? Si la réponse est non, il faut chercher des alternatives.
✨ Gratitude, prière et sens : médicaments naturels pour le cerveau
La gratitude et la prière calment l’amygdale, activent la préfrontalité et équilibrent le système limbique. Ils augmentent la résilience face au stress et réduisent la souffrance émotionnelle.

Il existe aussi un bénéfice communautaire : la pratique religieuse régulière et la participation à une communauté augmentent les chances de guérison lorsqu’on est malade et réduisent le risque de troubles mentaux. Ce n’est pas uniquement la croyance, c’est souvent la combinaison de croyance, communauté et sens qui protège.
🧩 Whole Four : le cadre pour une santé vraie et durable
Je travaille avec un modèle que j’appelle le Whole Four. Il comprend :
- Cerveau : imagerie, nutraceutiques ciblés, entraînement mental.
- Corps : alimentation, exercice, sommeil, éviter substances nocives.
- Esprit : thérapie, libération émotionnelle, techniques cognitives.
- Relations et foi : connexions sociales, sens, spiritualité.
Ces quatre domaines sont interdépendants. Traiter seulement l’un sans les autres revient à réparer une aile d’un avion en vol sans vérifier le moteur. Les données montrent que si on optimise les quatre simultanément, on obtient des effets synergiques puissants.
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🔬 Pourquoi je scanne les cerveaux : personnaliser et cibler
J’ai réalisé des centaines de milliers d’études SPECT. L’objectif n’est pas d’étiqueter, mais de comprendre. Un patient qui se plaint d’explosions de colère peut avoir une atteinte du lobe temporal gauche, pas « un trouble de la colère ». Si on le sait, on peut orienter la thérapie vers la régulation émotionnelle, la stimulation cognitive ou des interventions biologiques adaptées.
La psychiatrie traditionnelle fait souvent des diagnostics basés sur des groupes de symptômes. C’est utile, mais insuffisant. Le même syndrome clinique peut provenir de biologiques différents, d’un cerveau inflammé, d’une faiblesse préfrontale ou d’une connectivité altérée.
🧒 Ce que nous faisons aux jeunes change les générations
Les enfants exposés tôt aux téléphones, aux réseaux sociaux, aux jeux vidéo excessifs ou à une alimentation ultra-transformée risquent d’user leurs circuits de récompense. Le noyau accumbens, centre du plaisir et de la motivation, s’épuise. Le résultat : apathie, manque de motivation, augmentation du risque suicidaire chez les adolescents. Un enfant qui reçoit un smartphone trop jeune a une probabilité plus élevée de pensées suicidaires à la vingtaine.
Nous transmettons aussi biologiquement des risques à nos enfants. L’exposition maternelle et paternelle préconceptionnelle et périnatale influe sur l’expression génétique des descendants. C’est pour cela que changer nos habitudes maintenant a un impact intergénérationnel.
🛠️ Interventions thérapeutiques puissantes mais respectueuses
Deux approches que j’apprécie :
- EMDR : en traitant les souvenirs traumatiques tout en effectuant des stimulations bilatérales, on diminue la charge émotionnelle liée aux souvenirs consommateurs d’énergie.
- ISTDP : thérapie intensive permettant d’exprimer et libérer la rage réprimée de manière sécurisée, sans nuire aux autres.
Ces méthodes ne sont pas des « trucs » rapides. Elles demandent courage et soutien, mais les résultats peuvent être libérateurs pour les personnes coincées par des émotions refoulées depuis l’enfance.
📈 Mesures pratiques à mettre en place dès aujourd’hui
Si vous voulez commencer à reprogrammer votre cerveau, voici un plan d’action réalisable :
- Écrivez la pensée répétitive qui vous fait souffrir. Identifiez l’espèce de fourmi. Ripostez par une pensée contraire et réaliste.
- Pratiquez la respiration diaphragmatique 3 fois par jour, 5 minutes.
- Faites un journal de liberté émotionnelle (une page par tranche de cinq ans) pour repérer les zones de colère réprimée.
- Réduisez ou éliminez l’alcool et les édulcorants artificiels ; testez une période sans cannabis si vous en consommez.
- Mettez en place une habitude de gratitude quotidienne : commencez la journée par une intention positive et terminez par « Qu’est-ce qui s’est bien passé aujourd’hui ? ».
- Si la souffrance persiste au-delà de trois semaines, consultez un professionnel qui considère la biologie du cerveau et propose un plan personnalisé.
📣 Citations que je garde en tête
« Chaque pensée que vous avez impacte chaque cellule de votre corps. »
« Vous ne pouvez pas guérir une maladie sans aussi guérir l’âme. »
❓ FAQ
La douleur chronique est-elle « imaginaire » si elle vient du cerveau ?
Comment identifier si mes pensées alimentent ma douleur ?
Est-ce que l’imagerie cérébrale est nécessaire pour tout le monde ?
Est-ce que croire en Dieu protège vraiment contre la dépression ?
Le cannabis est-il une bonne solution pour la douleur ?
Que puis-je faire si j’ai des émotions réprimées depuis l’enfance ?
🔚 Mot de la fin
Je suis convaincu que nous sommes à l’aube d’une révolution de la santé cérébrale. Traiter le cerveau comme un organe — en évaluant sa biologie, en soignant le corps, en entraînant l’esprit, en nourrissant les relations et le sens — produit des résultats durables. La douleur peut devenir un signal de changement plutôt qu’une condamnation.
Il y a de l’espoir. Des personnes avec des années de souffrance ont retrouvé une vie normale en réapprenant à réguler leur cerveau. Si vous souffrez, commencez par de petites actions : notez une pensée répétitive, respirez profondément, dites merci pour trois choses aujourd’hui, et informez-vous sur les approches qui traitent le cerveau et l’âme ensemble.
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